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Un humain dans la masse !

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Blog sur les sujets de la vie quotidienne. Savoir se mettre en lumière pour apprendre à évoluer. Curiosité, Neutralité, Point de vue exterieur. Ni pour. Ni contre. Bien au contraire


[AVIS] Lindon et Kiberlain dans Mademoiselle Chambon

Publié par Julien sur 24 Mars 2017, 07:12am

Catégories : #Films

 

Note : Cet avis date de 2009 ! 
Film de Octobre 2009
Réalisateur : Stephane Brizé

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Mademoiselle Chambon

Un titre simple pour un film tout en simplicité. 

ça doit être la mode, ces derniers temps, dans le cinéma de garder un acteur comme un fil rouge ? Yvan attal se fait tromper dans Partir et il trompe lui même dans Les regrets ... Sandrine Kiberlain est prof dans Le petit nicolas tout comme dans Mademoiselle Chambon elle est la maitresse du petit garçon de vincent lindon : jean dans le film. 


Tiens commençons par cette actrice... j'ai toujours eu un petit préjugé, dès que j'entendais son nom dans un film. Je la trouve souvent un peu fade, un peu effacé et un peu absente. Je m'étais déjà dit ça, avant en 2004, dans un autre film (un petit jeu sans conséquence) et finalement je m'étais dit que ça va elle se débrouillait pas si mal. Puis c'est revenu, ce préjugé facile... et donc cette fois ci quand j'ai vu qu'elle était aux cotés de vincent lindon pour jouer le role de la maitresse et de l'amante, je me suis dit qu'elle ne ferait pas le poids. Je me suis dit qu'il fallait une femme qui crève l'écran... un peu comme Emmanuelle Devos en fait... mais on à déjà eu ce couple une fois, et il faut que j'arrête une bonne fois pour toute de tout ramener à Emmanuelle quand je cherche une actrice féminine. bref !


C'était donc le seul petit point sur lequel j'avais une mini appréhension. Lindon j'étais sûr que ça fonctionnerait, les roles d'ours au coeur tendre, ça lui réussit toujours et ce film ne faillit pas à cette règle. 
Et finalement, ça fonctionne alors ? Et ben oui ! parce que de toute façon dans ce film, il faut de la simplicité. Il faut qu'il et qu'elle représente monsieur et madame (ou mademoiselle) tout le monde ! Même si le cliché du père qui tombe amoureux de la prof (et vice versa), parait gros et facile, et ben autant vous dire que ça marche très très bien et on y croit. Tout comme le cliché du type qui bouscule une femme dans un couloir d'hopital, lui renverse sa paperasse, l'aide à tout ramasser et au premier regard quelque chose se passe (c.f : ceux qui restent) c'est simple, banal mais ça passe ! à condition de savoir le filmer, evidemment. 


Et c'est le cas ici... à vrai dire tout le film repose sur le silence, les regards... c'est simple on a l'impression de gêner par moment, on voudrait sortir de la pièce mais on ne peut pas, alors on reste, un peu gené tout comme eux le sont à se regarder sans savoir quoi se dire, où en sortant des choses banales, en trouvant une petite excuse pour essayer de se revoir (?) 

Je n'aimerais pas être à la place de vincent lindon, d'un coté il a cette famille, sa femme son gosse et toute la routine qui va avec : la maman qui joue avec le gosse au uno en tapant à coup de cuillère dans le pot de nutella à coté... la femme qui fait du repassage, fait la vaisselle, qui est installée dans une routine facile.

Et puis de l'autre coté, la lumière, le renouveau, une femme plus pétillante qui joue du violon, qui est douce, calme et qui parait totalement hors du temps... bref arrive le truc incontrôlable qui t'attrape sans que tu t'y attendes, sorte de coup de foudre en demi teinte : et le pire c'est de s'en rendre compte, d'être conscient de tout ça.


Donc oui ça marche avec kiberlain car elle est naturelle, un peu banale un peu quelconque et au fil du temps qui passe dans le film, j'ai fini par lui trouver énormément de charme : en plus elle joue du violon, que demander de mieux ? 
la musique est subtile et s'insère bien au film, vraiment bien, ça ajoute ce petit plus qui nous fait pencher de l'autre coté... 
on entend beaucoup le calme dans ce film, le vent qui souffle, le temps qui passe. elle, elle est toute douce, elle parle à demi mots, bref on la sent vraiment sous le charme aussi, et ce dès le premier regard qu'elle a eu avec lui. 


Les 5 dernières minutes du film sont bien prenantes à souhait... et le générique de fin on a juste envie d'aller jusqu'au bout, ça se termine sur une jolie chanson de barbara : septembre (quel joli temps)

Pour conclure et pour se stopper ici, c'est un film simple, où l'on cible deux personnes qui pourrait être vous ou moi et l'on voit ce qui se passe quand la magie du regard opère, quand tout se bouscule et qu'on est conscient soit même de ce trop plein d'émotions qui déborde. Pas d'effets spéciaux dans ce film, vous l'aurez compris. Mais il me semble qu'il est bien plus difficle de filmer de la simplicité, du banal, la petite flamme dans les yeux, tout en attirant l'attention du spectateur durant 1h30 sans qu'il ne s'ennuit plutot que de faire trois explosions par ordinateurs...


Je recommande, évidemment, et je le place aux cotés de : Slumdog millionnaire, les noces rebelles et inglorious basterds. 4ème coup de coeur 2009 ! 

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