Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un humain dans la masse !

Un humain dans la masse !

Blog sur les sujets de la vie quotidienne. Savoir se mettre en lumière pour apprendre à évoluer. Curiosité, Neutralité, Point de vue exterieur. Ni pour. Ni contre. Bien au contraire


[CRITIQUE] Le fameux FILM IRREVERSIBLE de GASPARD NOE.

Publié par Julien sur 4 Juin 2017, 10:33am

Catégories : #Films




Merci pour vos lectures
Et bonne journée :)

 

Conclusion.

C'est fou comme ce film a provoqué un scandale lors de sa sortie. Beaucoup de personnes trouvent ce film horrible, choquant et dégueulasse. Quand je lis toutes ces critiques, je me dis que le réalisateur a parfaitement réussi son pari : montrer ce que l'homme est capable de faire, montrer qu'une telle violence existe, et ça sert à rien de se le cacher. Si ont est autant choqué en voyant ce film, c'est bien que cette impression de réalisme est réussie de la part du réalisateur. Alors qu'on arrête de dire que c'est mal filmé, si la caméra bouge au début, c'est tout à fait volontaire. Après on adhère ou non au style. Personnellement, j'ai véritablement aimé ce style et cette ambiance plus que dérangeante. 


.
(Et la caméra tourne, et dans un mouvement circulaire, passe au plan suivant.)
.

Générique (acteurs, personnages)

Le réalisateur : Gaspar Noé, à vrai dire je ne connais que très peu ses films et c'est le seul film que j'ai pu voir de lui. Avant Irréversible, il a fait Seul contre tous. Un film qui apparemment faisait aussi controverse. Chose assez drôle : Irréversible, commence par un dialogue entre deux acteurs de son précédent film, pour faire une sorte de prolongement entre les deux films.


Alex : Monica Belluci. Toujours aussi belle, toujours autant de charme et un accent qui fait encore des merveilles. Le problème c'est que dans ce film, on est un peu gêné de sa beauté, de ses atouts et de son charme indéniable. Reste que dans ce film, elle fait une grande performance d'actrice, car le résultat est saisissant de réalisme. 


Marcus : Vincent Cassel. Avec cet acteur soit ça passe, soit ça casse. J'ai mis du temps à l'apprécier réellement. Ici il nous offre ce qu'il sait faire de mieux : de la haine, de la violence. C'est le petit ami d'Alex, le couple fait mouche à l'écran et c'est un plaisir de voir ces deux acteurs se donner la réplique. Il me semble qu'ils sont ensemble dans la vie de tous les jours, en tout cas, ils jouent très bien le petit couple amoureux.


Pierre : Albert Dupontel. Double personnalité, double jeu et vous le découvrirez au fur et à mesure que le film avancera. Il tient le rôle du meilleur ami de Marcus et est aussi l'ex ami d'Alex. Ces trois acteurs forment un beau trio. 

.
(Et la caméra tourne, et dans un mouvement circulaire, passe au plan suivant.)
.

Réalisation.

Je crois qu'il faut prévenir : ce film n'est pas à mettre devant les yeux de n'importe qui. Ce film est très violent, moralement et physiquement. Le réalisateur a fait exprès d'utiliser cette violence pour marquer les esprits. A noter que lors de sa sortie en salle, il était interdit au moins de 16 ans. Le film démarre d'une manière particulière. Caméra à l'épaule, caméra qui tourne dans tous les sens, le spectateur est paumé au milieu de tout ça. On ne comprend pas tout, mais c'est normal et tout viendra au fur et à mesure. On a presque l'envie de vomir en regardant le début du film. On comprendra par la suite que c'est loin d'être un hasard.


Quand on analyse ce film, quand on le regarde tout simplement, on ne met pas tout de suite le doigt dessus, mais on est saisi par tant de réalisme et de fluidité. C'est tout simplement grâce aux plans séquences, utilisés à foison par le réalisateur. Le plan séquence consiste à jouer devant une caméra qui tourne de façon continue. Autrement dit, si l'acteur se plante à la 10ème minute sur un plan séquence de 14 minutes, il faudra tout recommencer au début. Le film regorge de pas moins de 12 plans séquences. Puis chaque plan se termine par un mouvement de caméra. Une rotation et le spectateur se voit dans un autre plan. Il nous faut quelques secondes pour comprendre qu'on se situe un peu avant la scène précédente.


Le film est tourné d'une manière très particulière. De la vengeance pure et dure, jusqu'à l'innocence totale et banale d'un couple qui ne se doute de rien. Et au milieu de tout ça, on trouve cette scène. Ce long plan séquence de 12 minutes au total. Ce viol insoutenable, que Monica Belluci a du refaire à plusieurs reprises, du début à la fin. Scène tellement insoutenable et dure moralement, que même elle, elle en avait la nausée avant même d'entrer dans ce fameux tunnel.

.
(Et la caméra tourne, et dans un mouvement circulaire, passe au plan suivant.)
.

Histoire

Une femme, un tunnel et un horrible pervers sadique qui va faire une des plus belles saloperies du monde : le viol.
Un homme, un mari, un instinct de vengeance poussé à l'extrême. 
Un deuxième homme, un ex, et une solidarité très présente. 
C'est tout simplement l'histoire d'un drame, au beau milieu de Paris, dans un tunnel tamisé d'une lumière rouge. Puis d'une vengeance. C'est l'histoire d'un couple banal, qui n'a rien demandé à personne. Et nous on est spectateur de tout ça, de Z à A.


.
(Et la caméra tourne, et dans un mouvement circulaire, passe au plan suivant.)
.


Introduction.

Il me fallait revoir ce film. Vu une première fois et totalement déstabilisé par ce film, ces images chocs et son coté réalisme saisissant. Irréversible… quand le mal est fait, le mal est fait. On arrête pas le temps qui passe, on ne met pas pause et on fait pas un retour arrière pour changer telles ou telles choses. La vie est peut être déjà tracée ? Les rêves prémonitoires ne sont peut être que des guides ? C'est un peu cette conception de la vie qu'à Alex, l'héroïne de ce film. Je vais m'arrêter là dans mon introduction et seulement vous conseiller ce film de 12 plans séquences, d'une durée d'une heure trente et qui possède cette particularité : il est monté à l'envers : l'effet est radical. Chaque scène que l'on voit, nous rappelle la précédente et notre cerveau fait le lien…

Le temps détruit tout

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents