Chroniques personnelles d’un monde qui change
27 Octobre 2015
J’étais vraiment content en voyant cette avant-première arriver dans mon cinéma. Après m’être régalé devant Gravity puis Interstellar, je me suis dit que j’allais forcément prendre un énorme plaisir avec Seul sur Mars.
Et pourtant, avec le recul, quelques signaux étaient déjà là pour me faire douter.
Déjà, il y avait Matt Damon. Je vais être honnête : ce n’est pas un acteur auquel j’accroche particulièrement. Je le trouve souvent un peu fade, et encore plus en version française. Là-dessus, il n’y peut pas grand-chose, mais comme j’ai vu Seul sur Mars en VF, ça n’a pas aidé.
Ensuite, il y avait la bande-annonce. Je me souviens m’être déjà dit à l’époque qu’elle n’était pas aussi intense que ce que le titre me faisait imaginer. Je la trouvais même un peu légère, presque trop prévisible. Mais bon, quand le jour de la séance arrive, on a quand même envie de partir dans les étoiles.
Et puis il faut dire que cette période d’octobre donnait envie de ce genre de films. On enchaînait plusieurs sorties sur le thème de l’espace, donc forcément, j’étais dans de bonnes dispositions.
La séance était en 3D, donc pas vraiment le choix. Lunettes obligatoires, écran un peu plus sombre, avec les défauts habituels que ça implique. Malgré ça, je n’ai pas grand-chose à reprocher à l’image : c’est propre, c’est beau, et la 3D est utilisée avec assez de retenue pour ne pas devenir pénible.
Visuellement, le film tient bien la route. Mais ça n’a pas suffi.
Ce qui m’a le plus refroidi, c’est le scénario. Au-delà du pitch de départ, j’ai eu l’impression qu’il n’y avait pas grand-chose de plus à se mettre sous la dent. Le film suit une trajectoire très attendue, sans vraie surprise, sans décrochage, sans moment qui me fasse me dire : là, il se passe quelque chose de fort.
J’avais aussi perçu dans la bande-annonce une tonalité un peu légère. Et au final, ce côté-là est bien présent pendant une grande partie du film. On ne rit pas franchement, mais on garde souvent le sourire. Et moi, justement, ce n’est pas du tout ce que j’attendais d’un sujet pareil.
Sur une histoire comme celle-là, j’avais envie de plus de tension, de gravité, de vertige. Pas de quelque chose de trop “tranquillou, j’essaye de m’en sortir” en pilotage automatique.
Je ne peux pas dire que je me suis ennuyé pendant les 2h30. Le film reste regardable, bien fabriqué, suffisamment fluide pour tenir. Mais j’ai fini par trouver le temps long, justement parce qu’il ne dévie presque jamais de la route que j’avais imaginée.
Et comme il ne propose ni vraie surprise, ni émotion particulièrement forte, ni attachement profond aux personnages, tout cela finit par glisser un peu sur moi.
C’est peut-être ça, au fond, qui m’a le plus manqué : des plans, une musique, une scène, quelque chose qui me fasse vraiment m’accrocher au film ou à ceux qui l’habitent.
Le problème, c’est aussi que Gravity m’avait beaucoup plu, et que Interstellar, dans un autre registre, m’avait également embarqué. Du coup, j’attendais beaucoup de Seul sur Mars. Et forcément, la chute a été plus rude.
Là où les deux autres m’avaient proposé une vraie expérience, ici j’ai surtout eu l’impression d’un film propre, appliqué, mais trop lisse et trop sage.
Seul sur Mars n’est pas un mauvais film, mais il m’a déçu. Trop prévisible, trop léger dans son ton, pas assez marquant émotionnellement, il ne m’a jamais vraiment happé malgré son sujet et sa belle enveloppe visuelle.
J’en attendais clairement plus.
Et vous, quel a été votre ressenti sur Seul sur Mars ?
Bonne journée :)
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