Chroniques personnelles d’un monde qui change
14 Décembre 2017
Mise à jour – mars 2026
Je laisse cet article en ligne parce qu’il raconte un moment fondateur de ma vie : l’attente de notre premier enfant, puis l’arrivée du bébé. En le relisant aujourd’hui, je retrouve toute l’émotion brute de cette période, avec ses joies, ses peurs, ses petits stress et cette sensation très particulière d’être sur le point de basculer dans une autre vie.
Je l’ai simplement remis en forme pour le rendre plus agréable à lire, mais le fond reste le même : le témoignage très sincère d’un futur papa qui vivait tout cela presque à fleur de peau.
Salut à tous.
Petit témoignage d’un papa, pendant la grossesse de sa femme :)
Je préfère prévenir : ce post sera peut-être un peu plein de guimauve, de sucre, de chamallow… un peu gnangnan, un peu Love Actually, un peu happy end. Mais je retranscris simplement les choses comme je les ai vécues.
Et en période de fêtes de fin d’année, finalement, ça colle assez bien à l’ambiance.
Tout commence le 25 décembre 2016. À ce moment-là, je me sens enfin prêt à avoir un enfant. Avec toujours quelques appréhensions, bien sûr, parce que ce genre de décision fait forcément peur à un moment ou à un autre. Mais je me sens prêt.
Le 31 mars 2017, elle m’annonce qu’elle est enceinte.
La réalité arrive d’un coup, au réveil, presque sans préparation. Elle voulait me l’annoncer autrement, mais l’émotion a pris le dessus.
Sur le moment, ça me fait un peu peur. Mais il y a aussi énormément d’excitation.
Les premières inquiétudes arrivent assez vite.
Il y a la toxoplasmose. Elle n’est pas immunisée. On a deux chats. Et comme beaucoup de gens, on a aussi plein de préjugés sur le sujet.
Avec le recul, on découvre d’ailleurs que les chats ne sont pas le problème absolu qu’on imagine souvent pendant une grossesse, même quand on n’est pas immunisée contre la toxo.
Le début de la grossesse ne part pas franchement en trombe. Le gynécologue a du mal à voir la progression, donc on passe le premier mois dans une vraie forme d’angoisse.
Puis les choses se stabilisent.
Les mois passent. Et dans la tête, on grandit de plus en plus.
Ces neuf mois m’ont été très utiles. Je me sens différent. Plus prêt. Plus mûr.
Sans pour autant pouvoir me rendre compte aussi concrètement qu’elle de ce qui se passe réellement, évidemment. Son corps se modifie. Le bébé bouge. Elle, elle vit les choses de l’intérieur.
On passe par plein d’émotions différentes :
À ce moment-là, ma compagne reste à l’hôpital par sécurité. Et finalement, ouf : fausse alerte.
Les mois passent malgré tout dans une ambiance globalement bonne, plutôt zen, même s’il y a régulièrement quelques petites montées de stress. Surtout chez moi, il faut bien le dire.
Le dernier mois est plus dur pour elle.
Elle n’a plus qu’une hâte : accoucher.
C’est difficile de la voir souffrir sur la fin. Alors j’essaie de rester calme, de ne pas rajouter du stress au stress. Du moins, j’essaie au mieux.
L’accouchement est prévu pour le 11 décembre 2017.
Mais le 21 novembre 2017 au matin, à 5h, elle a des contractions plus régulières que d’habitude, et un peu plus fortes.
On nous avait dit : si les contractions ne reviennent pas toutes les 5 minutes, ça ne sert pas forcément à grand-chose de venir tout de suite. Là, c’est encore un peu anarchique, donc on laisse passer la matinée.
Au bout de deux heures, ça se calme. Puis ça repart en fin d’après-midi.
À 19h, on décide quand même d’aller aux urgences.
Mais bizarrement, on prend tout ce qu’il faut. Comme si, au fond, on savait.
Je change la litière des chats, je donne à manger, on prépare ce qu’il faut.
À 20h, la sage-femme confirme que ça a commencé.
À 22h, ça n’a pas beaucoup plus avancé. Elle nous conseille donc de rentrer, pour que le travail se fasse mieux à la maison.
On rentre.
Et là, tout s’accélère.
On dirait que la voiture a accéléré le travail. Elle n’en peut plus. À peine arrivés à la maison, on repart.
Et à minuit, c’est parti.
On en aura pour 8h19 avant l’arrivée du bébé.
J’en garde un souvenir inoubliable.
Même le temps du travail, ces huit heures, je les garde comme quelque chose de fort. Nous deux, tranquilles au milieu de la nuit, à parler de la pluie, du beau temps, des neuf mois passés… tout ça entre deux contractions.
À chaque contraction, elle hurle presque à la mort. Et malgré ça, je la trouve belle. Vraiment belle. Et tellement dans le lâcher-prise.
On pleure. On parle. On patiente. On somnole. On rigole.
Et puis le bébé arrive.
Et là, je ne pensais pas prendre une claque aussi grande.
Autour de la grossesse et de la naissance : mes autres témoignages
Si ce récit vous parle, j’ai aussi écrit d’autres articles sur cette période de ma vie, entre grossesse, futur papa, accouchement et premiers grands bouleversements.
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