Chroniques personnelles d’un monde qui change
29 Novembre 2025
Mise à jour – mars 2026
Petit repère important : depuis la publication initiale de cet article, Clash Royale a profondément refondu sa progression. La Trophy Road est passée par plusieurs extensions successives, jusqu’à 12 000 trophées, puis une Seasonal Trophy Road a été ajoutée au-dessus. Du coup, mes anciens repères chiffrés ne correspondent plus exactement au système actuel. Aujourd’hui, mon point de comparaison concret se situe plutôt autour de 12 060 trophées dans la nouvelle échelle. Je laisse donc cet article comme le témoignage d’un deck fort à un moment donné, mais il faut le lire avec cette remise à l’échelle en tête.
En pleine saison, alors que beaucoup de joueurs changent de deck toutes les semaines, je suis monté à 14 850 trophées avec une liste assez particulière : aucun sort et uniquement des troupes. Un deck à contre-courant, avec de vraies forces… et des faiblesses assumées.
Voici le deck qui m’a emmené à 14 850 trophées :
Coût moyen autour de 4,1. Pas de Boule de feu, pas de Foudre, pas de sort de gestion. Juste des troupes qui, bien utilisées, suffisent à mettre une pression constante.
Le principe est simple : défendre avec un mur de troupes, puis transformer chaque bonne défense en contre-push monstrueux.
En début de partie, l’idée n’est pas de foncer avec le Golem d’élixir au milieu du pont. Au contraire, je joue plutôt :
L’objectif : gagner des petits trades d’élixir et garder des troupes vivantes après la défense. Si après un push adverse il me reste, par exemple, Sorcière + Archères + Bûcheron, je peux déjà commencer à mettre la pression avec un Prince au pont.
Quand le double élixir arrive, le deck montre vraiment ses dents. Le meilleur scénario, c’est :
En face, il faut gérer des tanks, des squelettes, du rage, des Archères, le Prince… Si l’adversaire n’a plus de vraie défense de masse, la tour disparaît très vite.
Un deck sans sort et full troupes, ça a forcément des talons d’Achille. Les deux match-ups qui m’ont posé le plus de problèmes sont :
Un bon joueur de Zappy est une vraie plaie pour ce deck :
La seule solution, c’est de focus un Zappy à la fois avec mes petites troupes, et de punir l’autre lane dès que l’adversaire investit trop d’un côté. Même comme ça, ça reste un mauvais match-up. Et je l’accepte.
L’autre configuration infernale, c’est le classique : Golem + pompe à élixir + dragon électrique.
La seule vraie option, c’est de punir très agressivement au pont (Prince + Bûcheron, ou MK lane opposée) pour l’empêcher d’installer tranquillement son Golem + dragon électrique. Mais là encore, je reste lucide : c’est un match-up compliqué avec ce deck.
Malgré ces faiblesses, je pense garder ce deck comme deck de base pour les prochaines saisons.
D’abord parce que je le connais par cœur. Je sais comment il réagit, ce que je peux me permettre, et ce qui est trop risqué. Ensuite, parce que son noyau (Méga chevalier Évo, Sorcière 16, Archères Évo, Golem d’élixir) reste fort, quel que soit l’équilibrage ou les nouvelles cartes à venir.
Et si un jour le jeu propose une version “héroïque” du Chevalier qui s’intègre bien dans ce style de deck, c’est probablement par là que j’adapterai la liste : en gardant la même identité, mais avec un Chevalier encore plus central.
Pour l’instant, ce deck m’a emmené à 14 850 trophées. C’est largement suffisant pour que j’aie envie de le garder comme point d’ancrage, et de construire la suite autour de lui.
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