Jeux vidéo, IA, tech et réflexions sans filtres. Je partage mes découvertes, analyses et expériences, du gaming aux nouvelles tendances numériques.
12 Mars 2026
Les K d’Or atteint désormais 279 320 entrées cumulées. Le film est encore exploité sur 145 salles, mais il est entré dans une phase de fin de carrière beaucoup plus discrète.
Autrement dit, la dynamique n’est plus celle d’un rebond tardif : le film continue d’exister, mais semble désormais se diriger vers une fin de parcours modeste, probablement plus proche des 300 000 entrées que d’un vrai second souffle au box-office.
Les K d’Or a réalisé 33 432 entrées en troisième semaine sur 460 salles, pour atteindre un cumul de 267 412 entrées. Le film continue donc sa route sans effondrement brutal, mais avec une dynamique désormais clairement modeste.
À ce stade, la lecture devient plus nette : Les K d’Or semble se diriger davantage vers une fin de carrière autour de 300 000 entrées que vers un vrai rebond tardif.
Les K d’Or a ajouté 62 481 entrées en deuxième semaine, soit une baisse de 52 %, pour atteindre un cumul de 208 031 entrées. Le film continue donc sa route sans s’effondrer totalement, mais sans enclencher non plus de véritable rebond.
À ce stade, la lecture devient plus nette : Les K d’Or semble se diriger vers une fin de carrière plus modeste que les hypothèses de départ les plus ambitieuses. Ma nouvelle zone réaliste se resserre désormais autour de 330 000 à 430 000 entrées, avec une borne haute pouvant aller vers 500 000 si la tenue reste correcte dans les jours qui viennent.
Autrement dit, le film confirme une existence réelle au box-office, mais davantage dans une logique de parcours intermédiaire que de vrai succès populaire tardif.
Les K d’Or termine finalement sa première semaine à 145 541 entrées en France, avec une 5e place au box-office hebdomadaire. Après un premier jour à 15 700 entrées hors avant-premières, le film confirme donc un démarrage réel mais modeste, sans effondrement, et reste pour l’instant dans une trajectoire intermédiaire plutôt que dans celle d’un gros succès populaire.
Ce score valide globalement la fourchette revue après le premier jour. La vraie question devient maintenant celle de la tenue en semaine 2 : le film peut-il s’installer proprement au-delà de son noyau de curiosité initial, ou va-t-il s’éroder trop vite ?
Le premier jour est enfin tombé, et il permet de sortir du brouillard des intuitions. Les K d’Or a réalisé 15 700 entrées au premier jour France, et 38 500 avec les avant-premières, pour une moyenne de 10 entrées par séance.
Première conclusion : ce n’est ni un effondrement, ni un vrai lancement fort. Le film évite le trou d’air absolu, mais il ne lance pas non plus une dynamique de gros succès populaire. Et c’est précisément là qu’il devient intéressant de le remettre en perspective.
Si l’on s’en tient au chiffre brut, 15 700 entrées donnent l’image d’un démarrage modeste à moyen. C’est suffisant pour exister, insuffisant pour impressionner. Et les 377 entrées aux premières séances Paris allaient déjà dans cette direction : le film ne suscitait pas un énorme élan immédiat dans la capitale.
Le bon point, c’est que Les K d’Or ne décroche pas complètement. Le mauvais, c’est qu’il part déjà d’assez bas pour qu’on puisse oublier, dès maintenant, les scénarios de gros succès. Si l’on compare simplement à Heureux Gagnants, qui démarrait à 16 700 entrées, on voit bien la zone dans laquelle le film de Jérémy Ferrari risque désormais de se jouer.
C’est là que Marsupilami devient utile comme repère. Pas parce que les films se ressemblent. Mais parce qu’il représente un vrai succès populaire récent, et qu’il permet de visualiser immédiatement la différence d’échelle.
Le Marsupilami de Philippe Lacheau a démarré à 119 250 entrées au premier jour France, et à plus de 308 000 avec les avant-premières. Sa première semaine s’est conclue à 1 400 483 entrées, avant d’aller beaucoup plus haut sur la durée.
Mis face à ce repère, Les K d’Or change immédiatement de catégorie. Avec 15 700 entrées au premier jour, il fait environ 7,6 fois moins que Marsupilami hors avant-premières. Avec 38 500 incluant les avant-premières, il reste encore très loin du lancement élargi du film de Lacheau.
Autrement dit : Les K d’Or n’est pas du tout sur une trajectoire de carton populaire. Il faut donc arrêter de le lire avec ce type d’horizon.
Et ce n’est pas grave en soi. Tout le monde ne vise pas 5 millions d’entrées. Mais la comparaison a le mérite d’être nette : là où Marsupilami donnait dès le premier jour les signes d’un gros événement public, Les K d’Or ressemble plutôt à une comédie qui doit encore convaincre pour exister dans la durée.
Le vrai message du chiffre, ce n’est pas “succès” ou “échec” en mode binaire. Le vrai message, c’est plutôt celui-ci :
- le film a une petite base de curiosité ;
- il bénéficie d’une vraie sortie, mais sans emballement ;
- et il dépend désormais beaucoup plus de sa tenue que de son lancement.
C’est important, parce que quand un premier jour n’est pas massif, tout se déplace vers :
- le jeudi ;
- le vendredi ;
- le premier week-end ;
- puis le bouche-à-oreille.
Et sur ce point, les signaux AlloCiné restent utiles mais mesurés. La note spectateurs a d’abord affiché 3,6/5, avant de se tasser vers 3,3/5 à mesure que le volume d’avis montait, avec une base positive encore réelle mais une réception plus partagée qu’euphorique. C’est un signal de bouche-à-oreille correct, pas de phénomène.
Dans ma prévision d’origine, j’étais monté beaucoup plus haut, avec un point d’équilibre autour de 1,4 million d’entrées au final. Ce scénario était cohérent tant qu’on était encore dans l’avant-sortie et qu’on raisonnait sur la curiosité, le casting et le potentiel Ferrari.
Avec 15 700 au premier jour, il faut recalibrer.
Si on se base sur des comparaisons de comédies françaises plus modestes :
- Délocalisés a démarré à 12 200 entrées et a fini sa première semaine à 118 435 entrées ;
- Heureux Gagnants a démarré à 16 700 entrées et a fini autour de 434 000 entrées au cumul final.
À partir de là, la nouvelle lecture la plus raisonnable pour Les K d’Or me paraît être :
entre 120 000 et 160 000 entrées
C’est, selon moi, la zone crédible à ce stade. En dessous de 120 000, on glisserait vers un vrai signal de faiblesse. Au-dessus de 160 000, on pourrait commencer à parler d’une tenue meilleure qu’attendu.
Là encore, il faut rester prudent. Un premier jour modeste ne condamne pas tout. Mais il impose une vérité : le film ne peut plus viser sérieusement les scénarios que l’on réserve aux grosses comédies populaires.
Ma nouvelle projection serait donc :
Cumul final prudent
250 000 à 320 000 entrées
Cumul final central
330 000 à 450 000 entrées
Cumul final optimiste
450 000 à 550 000 entrées
En clair, ma nouvelle zone réaliste se situe plutôt autour de 350 000 à 450 000 entrées, avec une possibilité de mieux tenir si le public suit un peu mieux que prévu.
Oui, un peu.
Le Printemps du Cinéma peut représenter une petite opportunité de relance en deuxième ou troisième semaine. Dans le cas de Les K d’Or, cet événement peut servir à rallonger un peu la carrière, à aider sur les séances de rattrapage, et à pousser le cumul final vers le haut de la fourchette.
Mais il faut rester mesuré : le Printemps du Cinéma peut améliorer la tenue d’un film, pas transformer magiquement un démarrage moyen en triomphe.
Le premier jour de Les K d’Or donne enfin une base réelle. Et cette base dit quelque chose de simple :
le film démarre honnêtement, mais trop bas pour rêver grand.
La comparaison avec Marsupilami le montre très bien : on n’est pas du tout dans la catégorie d’un succès populaire immédiat. La comparaison avec Heureux Gagnants ou Délocalisés est, elle, beaucoup plus parlante. C’est probablement dans cette zone intermédiaire que va se jouer l’avenir du film.
Le match n’est donc pas encore perdu. Mais il a changé de nature.
La vraie question n’est plus :
“Les K d’Or peut-il devenir un gros succès ?”
La vraie question est désormais :
“Peut-il bien tenir et dépasser proprement la zone des 400 000 entrées ?”
C’est beaucoup plus modeste. Mais c’est aussi, à ce stade, beaucoup plus réaliste.